SOUS LES PROJET-CTEURS I Où est le monde dans ma classe ?

C’est dans une classe de deuxième baccalauréat pour instituteurs maternelle, à la Haute École Léonard De Vinci (Louvain-la-Neuve), que nous nous rendons ce mois-ci. Dans cette classe, les professeurs  des cours d’Ouverture sur le monde et de NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) ont décidé de s’associer. Ils ont ainsi encouragé leurs élèves à penser la dimension mondiale de la citoyenneté, principalement par la mise en relation d'une réalité locale avec d'autres réalités globales.
 

Des domaines d’intérêts pour tous les goûts

Par petits groupes, les étudiants avaient pour consigne de choisir un thème issu du quotidien d’une classe de maternelle. Suivant les intérêts, le chocolat, Tintin, les religions, les instruments de musique, le cinéma ou encore le pain ont été abordés. Tous ces éléments sont bien présents dans notre quotidien belge, au sein de l’école et, en même temps, ont une histoire mondiale intéressante à décortiquer.  
 
Le thème choisi, les étudiants ont dû l’analyser sous un regard local/global. D’où vient cet élément analysé ? Comment et pourquoi a-t-il évolué ? Quelles sont ses avantages et dérives ? Comment l’utiliser ou en parler de manière adéquate avec des petits du maternel ? Chacun a fait ses recherches en essayant de conserver un regard critique sur les médias et sur les réalités locales.
 
Par ce travail, les futurs instituteurs ont pu mettre en place des aspects de négociation, une planification partagée du travail pour créer une dynamique de travail efficace au sein de leur groupe de travail. François Landercy, le professeur porteur du projet, ajoute : “Ils ont pu développer aussi une pensée davantage systémique sur les réalités locales et mondiales”.
 
Le résultat des investigations est ensuite présenté sous deux formes. D’abord, un dossier pédagogique où l’on peut retrouver toutes les informations recueillies par les étudiants. Ensuite, une présentation du produit sous forme d’un média (vidéo, affiche, page internet, etc.), à destination d’un public cible (les parents, enfants ou les futurs instituteurs). Chaque groupe était responsable d'imaginer vers qui et comment communiquer les résultats de leurs recherches.

 

De belles productions

Le 22 janvier, toutes les productions sont terminées – même si parfois en dernière minute ! – et prêtes à être présentées aux autres groupes.

Chacun présente son média aux autres, explique pourquoi et comment il l’a réalisé et, surtout, prend le temps de s’autoévaluer. Cet aspect est important pour les futurs instituteurs qui doivent être capables de se questionner sur la manière dont s’est passé le travail, ce qui serait à améliorer pour une prochaine fois et réfléchir aux valeurs et représentations véhiculées par le média produit.

Si le travail de fond est aujourd’hui terminé, il reste un gros travail de valorisation à mettre en place. Diffuser ces productions au sein de l’école ? Améliorer les productions visuelles avec l’aide d’un expert ? Les diffuser dans les écoles maternelles ou aux parents ? Tout est encore à penser et réaliser.

“L'idée est bien que les médias de qualité profitent des fonds de cet appel à projet pour pouvoir être diffusés vers l'extérieur, vers le public cible choisi par les étudiants”, explique François Landerçy. À bon entendeur…
La matière est là, il reste plus qu’à la diffuser !

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