SOUS LES PROJET-CTEURS I Le Petit Chaperon rouge, un conte bien de chez nous?

Tout a commencé en classe, quand un élève d’origine étrangère a fait la remarque que, petit, on lui racontait une histoire pour enfants presque similaire à celle racontée aux enfants belges. Au départ de cette constatation est né un grand projet : créer un spectacle autour des contes et de leurs différentes interprétations à travers le monde. 
 
Le projet, né grâce aux élèves, s’est développé petit à petit avec l’implication de chacun. 
Tout d’abord, les élèves ont effectué un travail de recherche. Qu’ils soient d’inspiration orale ou issus d’ouvrages dénichés à la bibliothèque, de nombreux contes d’origine étrangère ont été racontés en classe. Parmi les histoires présentées, le groupe en a sélectionné sept, ayant une racine commune proche de nos classiques.
 

Passer de la recherche à l’imagination

Commence ensuite le travail de réécriture. Les élèves, répartis par groupe, repensent une partie d’un conte choisi, selon un pays déterminé. Ce travail a permis aux jeunes de se rendre compte de la diversité culturelle dans le monde ; diversité qu’ils vont d’ailleurs tenté de représenter dans leurs récits en y incluant, par exemple, des prénoms fréquemment utilisés, description de vêtements ou de nourriture traditionnelle.
Pour rester fidèle à la tradition orale liée aux contes, les textes n’ont que peu été travaillé par écrit. En effet, les élèves ont davantage joué les scènes qu’ils avaient pensées et, au fur et à mesure, les ont améliorées pour aller vers leur but final : imaginer une pièce de théâtre associant des histoires connues de tous, en soulignant la diversité dans le monde mais aussi ses similitudes.  
 
Au-delà de l’écriture de la pièce, les élèves se sont attelés à de nombreuses autres tâches telles que la création de décors et de costumes, la proposition d’ambiances musicales, la mise en place d’affiches et la rédaction de courriers pour la promotion du spectacle. Chacun était bien occupé, en fonction de ses compétences et intérêts. Les jeunes étaient les véritables porteurs de leur production !
 
Si la totalité du projet a été menée durant les heures de cours, les jeunes acteurs ont tout de même eu la chance de partir deux jours dans un gîte, afin de se consacrer entièrement à leur réalisation. Ce fût notamment l’occasion pour un intervenant extérieur de venir faire des animations de sensibilisation autour des racines communes de l’humanité et de son évolution vers l’interculturalité.
 

Le stress monte

Le 27 mars 2015, tout est fin prêt. Le show peut commencer ! Le spectacle est présenté trois fois durant le week-end, sous les yeux de plus de 300 spectateurs au total.  Si on peut imaginer le stress des élèves durant ces quelques heures, ils en ressortiront plus que satisfaits et plein de motivation d’avoir été porteurs et acteurs de A à Z de cette grande aventure.
 
Ce projet, cette pièce de théâtre, aura été un bel exemple d’apprentissage sur les échanges interculturels pour tous. « Nous venons tous d’une même racine. Les différentes cultures ont simplement évolué d’une manière différente des autres, mais avec une base commune », conclut Sébastien, l’enseignant porteur du projet.
 
Envie de profiter, vous aussi un peu du spectacle ? C’est par ici!
 
 
 
 
 

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