« On veut être directement impliqué dans la prise de décision nous concernant. On veut exister, on veut vivre. » Tel est un des messages envoyés par une jeune participante à la campagne « Mon Cri ».

Trois mois après son lancement, « Mon Cri » s’est clôturé. Cette campagne avait pour objectif de donner la parole aux jeunes en leur demandant que voudraient-ils et elles voir de différent dans la gestion de la crise sanitaire. Comment les jeunes se sentent-ils/elles ? De quoi ont-ils et elles besoin ?

Cette campagne a été lancée par Amnesty International et soutenue par de nombreuses organisations dont Annoncer la Couleur, en réponse aux différents impacts de la pandémie de Covid-19 et des mesures sanitaires qui en découlent, sur le bien-être des jeunes et sur l’accès de ceux-ci et celles-ci à leurs droits. Elle a récolté plus de 400 propositions concrètes énoncées par des jeunes, sous diverses formes artistiques (des vidéos, des dessins, etc.) bien que la forme dominante sont des propositions écrites. Elles ont été reçues et transmises à différentes autorités (au Premier ministre, au ministre de la Santé, au ministre-président du gouvernement wallon, au ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, au ministre-président du gouvernement de la FWB ainsi qu'à la ministre de l’Éducation et la ministre de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur de la FWB). Elles ont également été envoyées à trois parlementaires du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles qui président des Commissions en lien avec l’éducation, l’enseignement et la jeunesse.

Ces propositions ont été axées autour de six grandes thématiques :

  • le droit à la participation dans le débat public ;
  • la communication des autorités vis-à-vis des jeunes ;
  • la santé mentale ;
  • Le droit à l’éducation ;
  • la vie sociale, culturelle et sportive ;
  • les droits économiques et sociaux.

Découvrez quelques témoignages en vidéo et des infographies concernant la participation faites par Amnesty International ici.

Deux rencontres ont également été organisées entre huit jeunes qui ont participé à « Mon cri » et les Ministres de l’éducation, Caroline Désir, et Ministre de la jeunesse et de l’enseignement supérieur, Valérie Glatigny, et leurs collaborateur·trices.

Ces deux rencontres qui ont duré entre 1h et 2h ont permis aux jeunes d’exprimer leurs vécus de cette crise sanitaire et de proposer des suggestions d’amélioration pour leur bien-être et leur accès à leurs droits. Si les jeunes se sont senti·es écouté·es, ils et elles ont néanmoins exprimé quelques frustrations face à certaines réponses. Vous pouvez retrouver une interview avec ces jeunes ici.

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Photo : www.moncri.be

« Comment ne pas devenir fou quand tout ce qu’on nous demande c’est de regarder notre ordinateur toute la journée et de parler à un écran, quand on a perdu son job et qu’il faut se battre pour obtenir une aide étudiant. »

Deux propositions ont néanmoins retenu l’attention des deux ministres, la première concernant la communication des informations aux jeunes et la seconde, sur la participation de ces derniers aux décisions qui les concernent. Valérie Glatigny a notamment proposé aux jeunes présent·es d'organiser une rencontre avec le ministre président du Parlement FWB, Rudy Demotte, pour échanger sur la meilleure façon d'accorder une plus grande place aux jeunes au sein du Parlement.

Vous pouvez toujours visiter la page de moncri.be pour connaître plus en détails les résultats de cette campagne.

« On veut être considérer en tant que personne et non en tant que problème. »